
Les écoles de management, ou business schools, forment aux métiers de la gestion, de la finance, du marketing, des ressources humaines et de la stratégie. La France en compte un nombre important, et plusieurs figurent régulièrement en tête des classements internationaux.
Les premières écoles de commerce françaises remontent au dix-neuvième siècle. Elles sont le plus souvent privées, à but non lucratif, et historiquement liées aux chambres de commerce et d'industrie, dont beaucoup se sont depuis désengagées au profit de statuts associatifs ou de sociétés à mission.
Ce modèle explique deux traits durables : une forte autonomie de gestion, et un financement principalement assis sur les frais de scolarité et sur la taxe d'apprentissage.
Il s'exerce à trois niveaux, souvent rappelés par la Conférence des grandes écoles.
Économique : les diplômés des grandes écoles de commerce et de gestion représentent une contribution significative à l'activité, estimée à plusieurs points du produit intérieur brut.
Social : ces écoles forment une part importante des cadres dirigeants, ce qui en fait un enjeu d'ouverture sociale — les dispositifs de bourses, d'apprentissage et de programmes d'égalité des chances se sont développés en réponse aux critiques sur leur recrutement.
International : la France est l'un des premiers pays d'accueil des étudiants internationaux en management, et les écoles françaises figurent parmi les plus présentes dans les classements mondiaux.
Trois portes principales existent.
Après le baccalauréat, par des concours communs donnant accès à des programmes en quatre ou cinq ans, avec inscription sur la plateforme nationale d'orientation.
Après une classe préparatoire économique et commerciale, par les concours d'entrée en programme grande école, où les épreuves écrites sont suivies d'oraux.
Par les admissions parallèles, ouvertes aux titulaires d'un BTS, d'un BUT, d'une licence ou d'un master, sur des concours dédiés et souvent sur dossier et entretien.
Le test d'aptitude aux études de gestion — le Tage Mage — et les tests d'anglais standardisés occupent une place centrale dans plusieurs de ces concours.

C'est le critère de sélection le plus objectif, et le moins connu des candidats.
Au niveau français, le visa du ministère de l'enseignement supérieur et le grade de master sont les repères essentiels : ils garantissent la reconnaissance du diplôme et l'accès aux poursuites d'études. Un programme non visé n'a pas la même valeur, quel que soit le nom de l'école.
Au niveau international, trois accréditations font référence : EQUIS, AACSB et AMBA. Les écoles qui détiennent les trois sont peu nombreuses dans le monde, et plusieurs écoles françaises en font partie.
Vérifier le visa, le grade et l'inscription du titre au répertoire national des certifications professionnelles doit précéder toute autre considération.
Le programme grande école mène au grade de master en trois ans après prépa ou en cinq ans après le bac. Il comprend une période de spécialisation, des stages longs, et un ou plusieurs séjours à l'étranger.
Les bachelors, en trois ou quatre ans, préparent à une insertion plus rapide ou à une poursuite d'études. Les mastères spécialisés et les MSc répondent à des besoins de spécialisation après un premier diplôme. Les MBA et Executive MBA s'adressent à des professionnels expérimentés.
L'apprentissage et l'alternance se sont fortement développés : ils allègent le coût, financent parfois entièrement la scolarité, et améliorent l'insertion.
C'est le point le plus déterminant pour beaucoup de familles. Les frais de scolarité des programmes grande école se comptent en dizaines de milliers d'euros sur l'ensemble du cursus, auxquels s'ajoutent le logement, les séjours à l'étranger et les frais de concours.
Plusieurs dispositifs atténuent cette charge : bourses sur critères sociaux, bourses propres aux écoles, prêts étudiants garantis par l'État, apprentissage, et années de césure rémunérées.
Le calcul honnête compare le coût total, dette comprise, au salaire d'entrée réellement constaté — et non à la moyenne affichée, qui inclut souvent les diplômés partis à l'étranger.
Le recrutement en entreprise s'effectue aujourd'hui davantage sur les compétences professionnelles et les savoir-faire démontrés que sur le seul niveau de connaissances. Les exigences se sont élevées à mesure que le nombre de diplômés augmentait.
Trois éléments pèsent plus que le classement de l'école dans un premier emploi : la qualité des stages et de l'alternance, la spécialisation choisie, et le réseau des anciens, dont l'activité réelle se vérifie avant de s'engager.
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